Ce que l’été 2026 nous a appris sur la chaleur à Bruxelles
Nous avons passé l’été 2026 à chercher un climatiseur, puis à comprendre pourquoi c’était impossible. Voici ce qu’on en retient, avant la saison prochaine.
Le logement bruxellois n’est pas fait pour ça
Une grande partie du parc bruxellois est ancien, souvent bien isolé contre le froid et pas du tout contre le chaud. Les toitures sous combles aménagés, les façades vitrées récentes et les logements traversants rares font le reste : la chaleur entre facilement et ne repart pas.
Ajoutez l’effet d’îlot de chaleur urbain, qui maintient le centre plus chaud que la périphérie une bonne partie de la nuit, et vous obtenez des chambres qui ne redescendent plus.
La rupture de stock est structurelle
Les magasins commandent leur stock de climatiseurs des mois à l’avance, sur la base d’un été moyen. Quand une vague de chaleur arrive, la demande d’une saison entière se concentre sur trois jours. Le réassort, lui, met des semaines.
C’est exactement le profil d’un besoin qui se loue mieux qu’il ne s’achète : intense, court, imprévisible.
Ce que nous ferons différemment
Nous préparons la saison 2027 avec un stock limité, réservé à l’avance, et un prix qui ne changera pas pendant une canicule. Quand tout sera loué, nous le dirons, et vous entrerez sur une liste d’attente plutôt que de recevoir une promesse que nous ne pourrions pas tenir.
Ce n’est pas la stratégie la plus rentable un jour de 36°. C’est celle qui nous permettra de vous regarder en face le reste de l’année.